Festiwild 2026

La marraine

Laëtitia Dosch

Comédienne, autrice et réalisatrice franco-suisse, Laëtitia Dosch s’est imposée comme l’une des figures marquantes du cinéma et du théâtre francophones. Récompensée pour plusieurs de ses interprétations, elle développe une œuvre sensible, libre et engagée, qui interroge souvent notre rapport aux autres, au vivant et aux êtres les plus vulnérables.

Son engagement en faveur de la cause animale est particulièrement fort. En 2024, elle écrit et réalise son premier long métrage, Le Procès du Chien, une fable à la fois drôle et profonde qui questionne la place accordée aux animaux dans notre société et notre responsabilité à leur égard. Ce film témoigne de sa volonté de faire évoluer les regards à travers l’art et le cinéma.

Par son attachement au vivant, son regard sensible sur les relations entre humains et animaux et sa capacité à faire dialoguer culture et engagement, Laëtitia Dosch incarne pleinement les valeurs portées par FESTIWILD. Sa présence comme marraine de cette 5ᵉ édition constitue un signal fort en faveur d’une société plus respectueuse du vivant sous toutes ses formes.

photographie ©

Les spectacles

L’Aube perpétuelle

Le Grand Concert de Chants d’Oiseaux des cinq continents

Proposé par Bernard Fort En hommage à J.C.Roché

Un parcours enchanteur le parc de l’ancien monastère de Saint Croix Plusieurs heures d’une escapade sonore à travers l’Asie, l’Afrique, l’Europe, les Amériques, l’Australie. Depuis que le monde est monde, le jour se lève toujours quelque part, accompagné de l’immense clameur des oiseaux pour le saluer. Avec le cinquième jour a débuté ce concert ininterrompu qui, depuis, tourne imperturbablement autour de la terre, indifférent aux temps, aux siècles qui passent et que comptent les hommes. Une énergie sonore inimaginable sans autre ambition que celle de saluer le jour. Une perpétuelle louange à l’aube, à la lumière et à la vie. “L’Aube perpétuelle” donne à entendre, dans le même temps et le même lieu, cette gigantesque aubade. Les oiseaux de cinq continents chantent à l’unisson leurs merveilleuses mélodies. “L’Aube perpétuelle” permet à l’auditeur de parcourir la planète sans avoir à̀ se soucier ni des distances, ni des fuseaux horaires. La petite aiguille de votre montre vous permet, à tout moment, de savoir où vous êtes et ce que vous écoutez en vous référant aux indications de temps portées sur le programme et aux indications de lieux portées sur le plan.

photographie © sylvain daulin

Insectes

Proposé par : Estelle Contamin

Cette pièce parle du minuscule en voie d’extinction, de la survie, de l’adaptation, de la vie et du chaos. À la fois sous et sur terre, des insectes majestueux émanent avec des costumes de taille réalisés en partie à partir de matériaux recyclés ou détournés. Par un slam politique et engagé, la voix d’Aloise Sauvage décrit les conséquences du comportement de l’homme sur son environnement et lui-même. Le breaking sublime la gestuelle des insectes saccadée, rapide, sur quatre pattes et en tempo le plus souvent binaire. Les insectes vivent la pratique de la danse comme leur clé de survie. Par le sens, les valeurs et les projets collectifs ils réussissent tout de même à être, à avoir espoir malgré la fin infaillible.

Phasmes

Fanny Soriano, Vincent Brière et Voleak Ung – Cie Libertivore

Une ronde de feuille, deux corps pour un phasme et une musique pour transcender l’espace, Phasmes nous invite à un voyage merveilleux ou rêve et réalité s’entrecroisent. Au gré des sentiers empruntés, les corps se métamorphosent. Empruntant au minéral au végétal et à l’animal, cette chimère va se déployer, interagir avec son environnement et peu à peu dévoiler sa nature humaine. Convié à épier cette intimité, le spectateur est saisi par de furtives apparitions : le duo se déploie et se contracte, faisant naître des figures abstraites et évocatrices, tels des phasmes sans queue ni tête… Dans un décor épuré, les artistes composent au sol comme en plein vol un duo de chair et d’âme entre cirque et danse. Leur corps-à-corps, d’une grande force visuelle nous offre a voir la beauté brut du monde à travers une danse sensuelle et physique.

photographie © Loïc Nys2

Dans les Bois

Elodie Robine, Yoann Scheidt, Sylvain Meillan

Dans ce documentaire, Mindaugas Survila propose une immersion totale dans la vie sauvage, au plus près des habitants d’une des dernières forêts primaires de la Baltique. Sans musique et sans commentaire, la bande son du film s’étire au gré de captations sonores naturelles. Sur scène les compositions délicates du trio StrassCardinal s’allient parfaitement au monde forestier filmé par Mindaugas, tout en jeux de nuances et de timbres. Est-ce le cri d’un oiseau ou le rebond d’une baguette ? percevez vous le son du vent ou la voix du violoncelle ? Laissez vous emmener Dans Les Bois pour vivre une expérience visuelle et sonore aussi ludique que poétique.

Battements d’ailes sur le Fleuve

Joël Grare, Boris Jollivet

Les oiseaux et les fleuves ont en commun de traverser les paysages depuis les montagnes jusqu’à la mer ; les uns par les airs, les autres en creusant leurs sillons dans la terre au prix de mille méandres. Un tel périple recèle un monde sonore insoupçonné, source d’inspiration où les frontières s’estompent. Ici les sons glanés au fil de l’eau, diffusés en quadriphonie par l’audio-naturaliste Boris Jollivet, se mêlent dans une polyphonie sauvage aux musiques imitatives du compositeur-percussionniste Joël Grare. Un bestiaire digne d’un cabinet de curiosité se heurte aux timbres d’un instrumentarium où se conjugue le minéral, le végétal et l’animal. Le réalisme sonore cède la place à un nouveau folklore imaginaire pour mieux célébrer dans cette ode à la nature la faune et la flore.

Est-ce que la terre s’est tue ?

Pierre Tallaron

Est-ce que la terre s’est tue ? est une pièce déambulatoire conçue pour des espaces de grand air, mêlant théâtre immersif, sensibilisation écologique et expériences sensorielles.
Le public est invité à suivre un personnage un peu énigmatique – puisqu’il est chercheur-pisteur au CNRSauvage spécialisé en poétique animiste et dynamiques de métamorphoses –
À travers un parcours ponctué de haltes, il propose des consignes d’attention sensorielle, des faits scientifiques inattendus et un récit captivant qui permettent d’entrer lentement et irrésistiblement dans une écoute sensorielle de tout ce qui vit au tour de nous.

Sieste musicale – Immersion sonore aux Sons de la Nature

Frédéric Cros

Représentation sonore et musicale ; se déposer l’espace d’un instant et être à l’écoute de sons de la Nature et de la faune sauvage (rivières, vagues, ruissellements, oiseaux diurnes et nocturnes, rapaces, amphibiens, insectes, feuilles au vent, pluie et orage, brame du cerf, …) ; ceux-ci accompagnés par les sons musicaux du handpan, de la guitare, des carillons et du bâton de pluie ; espace de contemplation sonore grâce aux sons (enregistrés) que nous offrent la nature.

Autour d’un ver

On ne naît pas lombriphile, on le devient ! Tout sur l’anatomie et l’ingénierie des vers de terre pour une compréhension de la vie du sol. Cette pièce est un objet singulier : mi-conférence savante, mi-récital musical, une sensibilisation scientifique rigoureuse, fantaisiste et sensuelle. Elle est délivrée par un duo comédienne-chanteuse et musicien, portée par une batterie jazz aux multiples sonorités, ponctuée de chansons clins d’œil incarnées dans le vif, pour un renversant voyage sous la terre !

Depuis 2005, la compagnie LM Créations accueille le travail d’écriture de la chanteuse-comédienne Sophie Accaoui : des spectacles puzzles ludiques et documentés, alliant hétéroclisme musical, goût de la langue et désir de culture décloisonnée. Pour LM Créations, Sophie Accaoui développe en textes poétiques et musiques, les préceptes de l’Éducation Populaire : informer, conscientiser, émanciper pour une société choisie.

Reste pas planté là !

Un épouvantail se met à bouger pour attraper le corbeau qui le dérange. Pensé comme un tex-avery, la montée en puissance des situations donne vie au décor… et à l’épouvantail, sur fond de création musicale originale électro-hip-hop à partir de samples des bruits de ferme et de nature. La danseuse et chorégraphe, Natacha Faillet, a un pied dans l’artistique et un pied dans l’agriculture. Le spectacle est nourri de sa conception du vivant, et de l’envie de d’interroger notre rapport à la nature dans notre société, et dans notre agriculture.

Natacha évolue autant dans le domaine de la danse, que des arts visuels et plastiques. Elle enseigne la danse hip-hop de 2007 à 2015. Diplômée des Beaux Arts en design graphique, elle travaille en tant que graphiste de 2008 à 2012 pour la compagnie Transe Express et la Gare à Coulisses, base des arts de la rue. Cette immersion dans un lieu de création de spectacles vivants la ramène à l’envie d’exploiter ses années de pratiques en danse pour un travail chorégraphique personnel. Elle se lance dans la création en 2012 auprès de la compagnie Lo Piaa Loba. Elle est interprète pour la compagnie Des Pas Possibles entre 2015 et 2016, pour la compagnie des Crazy Dolls à partir de 2019. Elle crée la compagnie L’Aplomb du Dahu en 2019 et se lance dans l’écriture de son premier spectacle « Reste pas planté là ! ».

Les Secrets De Pamy

Samuel Villien

Les secrets de Pamy est un spectacle de contes nature. Ces petits secrets de la vie, le conteur les tiens de son Papy et sa Mamy qui lui racontaient des histoires sur les pourquoi de la nature pour expliquer par l’imaginaire l’origine d’un animale, la particularité d’un arbre. C’est aussi l’occasion de questionner notre relation à la vie. Prendre soin de la nature c’est aussi prendre soin de la relation que nous entretenons à la vie, aux autres et à nous même. Ce spectacle de la Cie Prends Soin de Toi tente à la fois de revenir aux choses simples, tout en aborde l’aire de rien les écarts entre la vie à la ville et celle à la campagne, ainsi que les différences intergénérationnelles.

ImproviZashow

Spectacle d’improvisation théâtrale avec 8 joueuses et joueurs malicieuses·eux, 1 maître de cérémonie facétieux et 1 homme orchestre ; ensemble il·elles s’inspirent des thèmes du public proposés à l’entrée et composent des histoires simples, folles et émouvantes. Entre Nature et Culture, l’improvisation prend sa place pour réconcilier l’humain à son corps et laisser son esprit vagabonder dans la brousse de l’imaginaire.

La troupe des ZimproviZami·es sollicite les zygomatiques du Diois depuis plusieurs années. Accompagné·es par Alin Curtet 4 filles et 4 gars se sont approprié les codes du théâtre d’improvisation pour leur plus grand plaisir et celui du public. Elles sont secrétaire, paysanne, ils sont électricien, prothésiste dentaire ; ils jouent au commandant de porte-avions, ou au nain de jardin, elles deviennent animatrice TV ou girafe zébrée ; tous·tes s’amusent à mettre en scène les personnages nés de leur imaginaire, sur la base des thèmes proposés par le public le soir même ; ambiance musicale live avec Franck aux instruments.

photographie © Stéphane Hugand

Les conférences

Photo de Ernst Zürcher
Ernst ZüRCHER

Ingénieur forestier, docteur en sciences naturelles, professeur et chercheur en sciences du bois à la Haute École spécialisée bernoise, chargé de cours à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ), Ernst Zürcher étude plus particulièrement les structures temporelles des arbres (la chronobiologie). Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques.

Photo Céline Curiol Copyright obligatoire ©Patrice NORMAND/Leextra/Éditions Actes Sud
Céline Curiol – « Invasives »

Ou l’épreuve d’une réserve naturelle

Dans la réserve des Marais du Vigueirat, où Céline Curiol se retrouve en immersion solitaire sur une période d’un an, l’invasive jussie est partout, au point de hanter ses rêves. Au delà de rencontres avec tout un écosystème de plantes, d’animaux, de femmes et d’hommes, c’est le paradoxe de la protection de la nature que l’écrivaine explore : pour préserver les espèces patrimoniales, les humains doivent déployer des e orts démesurés bien loin de la spontanéité supposée du sauvage.

photographie © Patrice Normand

Photo de Claire Doutrelant
Claire DOUTRELANT « La mésange bleue »

50 ans d’enquête évolutive

Jacques Blondel
Anne Charmantier
Philippe Perret

Ce livre est une plongée fascinante dans l’intimité de la mésange bleue… et des chercheur·se·s qui l’étudient. Il révèle les mille et une astuces qui sont apparues au cours de l’évolution de ce petit oiseau en réponse aux multiples contraintes des bioclimats méditerranéens. Pénétrer l’univers de la mésange bleue convoque les méthodes les plus variées, mises au point par les quatre auteur·ice·s et leurs équipes pour aborder des sujets aussi complexes que la structure du chant, les subtiles couleurs du plumage, l’infidélité conjugale ou encore la lutte contre les parasites au moyen de bouquets parfumés. Lancé dans les années 1970, ce programme de suivi à long terme d’une population animale est l’un des plus anciens au monde.
La Mésange et la Chenille invite à regarder et écouter ce petit lutin bleu qui partage avec nous
forêts et jardins.

Photo Caroline Audibert @ Alexandra Sabaté
Caroline Audibert « Faisons pousser nos oreilles ! « 

S’ensauvager par les pistes sonores

Depuis Ulysse, nous restons sourds aux chants du monde, oublieux des puissances partout à l’œuvre et des êtres vivants qui en procèdent. Les sirènes d’Homère chantent pourtant “tout ce qui advient sur la terre féconde” ; en les écoutant, le héros antique se faisait le premier “audionaute”. Dans son sillage, Caroline Audibert est partie à la rencontre des audionautes d’aujourd’hui qui naviguent à l’oreille à travers les sonorités de la Terre. Des Alpes à l’Amazonie, de la taïga russe aux laboratoires high-tech et jusque dans les lieux les plus abîmés, l’autrice redécouvre le monde à travers un sens racinaire et malmené : l’écoute. Au fil de ses pérégrinations, ses oreilles – et les nôtres – s’ouvrent, s’affinent, l’augmentent et l’engagent toujours plus avant dans une écologie du lien, voire de la réparation.
“Si nous faisions pousser nos oreilles, le monde en serait changé” : telle est la proposition de ce récit immersif, poétique et initiatique. Au cœur des vacillements planétaires, une invitation à rejoindre une communauté à l’écoute des chants de la Terre, qu’il ne tient qu’à nous de faire grandir.

photographie © Alexandra Sabathé

Photographie de David Grémillet © Bénédicte Martin
David Grémillet « Les discrètes »

Rêves de tortues marines

Depuis 252 millions d’années, les tortues marines ont traversé deux extinctions de masse ; elles en affrontent aujourd’hui une troisième. Si vulnérables en apparence, elles ont résisté aux dinosaures, aux requins et aux crocodiles marins. Survivront-elles aux humains ? Les navigateurs du passé les ont chargées par millions à bord de leurs vaisseaux, les temps modernes les ont transformées en soupes pour les gourmets. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers d’entre elles se noient chaque année, prisonnières des engins de pêche.  Pourtant, les “discrètes” persistent et certaines de leurs populations récupèrent des carnages du passé.  Quel est le secret de jouvence des tortues marines, alors que l’humanité semble s’autodétruire ?  Au fil d’une enquête planétaire, de l’équateur jusque dans les régions polaires, David Grémillet nous entraîne sur la trace des belles nageuses, et des hommes et des femmes qui les défendent pied à pied.  Nous découvrirons ainsi leur long passé sur terre, leurs incroyables performances physiques, leurs migrations transocéaniques, leurs histoires de vie centenaires – autant de rêves éveillés pour un éloge de la lenteur.

photographie © Bénédicte Martin

Photographie de David Grémillet © Bénédicte Martin
Site Rivières Sauvages : le Léguer, histoire d’une reconquête

Lucie Galland, Mélanbie Taquet

Premier grand barrage retiré pour faire revenir des espèces clés telles que le saumon, dans un contexte breton avec de forts enjeux agricoles impactant la qualité des eaux, l’histoire de la renaturation du Léguer est un important témoignage et un véritable succès puisque la rivière est aujourd’hui labellisée Site Rivières Sauvages. Avec l’association en charge de ce label présente sur place, plongez dans l’univers fascinant des rivières sauvages. Embarquez pour un voyage au fil de l’eau là où la nature retrouve sa liberté et sa splendeur grâce à l’engagement des acteurs d’une vallée. Et si la Drôme et ses affluents pouvez faire partie de l’aventure ?

photographie © Lucie Galland

Photographie de David Grémillet © Bénédicte Martin
Les mots de la nature

Evariste Champion: Musique / Alice Robert: Lectures / Jean-Louis Michelot: Conférence

La conférence sauvage « Les mots de la nature » propose une découverte de la littérature consacrée à la nature, en particulier en Amérique du nord, à travers : – une conférence quelque peu décalée et teintée d’humour (Jean-Louis Michelot) – la lecture de textes littéraires ou poétiques (Alice Robert) – des temps d’improvisation musicale (Evariste Champion, clarinette, voix, boucles musicales…) …sur fond de projections de photographies d’Olivier Grunewald, notamment sur l’ouest américain. Cette conférence-spectacle explore l’histoire de cette littérature et les modes de relation au monde vivant qu’elle véhicule. Elle rend hommage aux grands noms du « nature writing » (HD Thoreau, E. Abbey, A. Leopold…), mais offre des ouvertures sur des auteurs et autrices moins connu.es, notamment amérindiennes.

photographie © Olivier Grunwald

Les projections conférences

Gardiens des Oiseaux

Réalisé par Muriel Barra

Animation d’une discussion avec le public sur la préservation de la nature (via la connaissance et l’observation des oiseaux) suite à la projection du film. Présence de 2 jeunes photographes animaliers, Elie et Maël Fumet et Marco Rébuttini

Muriel Barra Depuis longtemps consciente de l’urgence de sensibiliser le grand public aux enjeux sociétaux et environnementaux de notre époque, elle créé la société Lato Sensu Productions (en 2004) avec l’objectif de produire des documentaires militants et engagés sur ces thématiques. Productrice déléguée de tout le catalogue de films de Lato Sensu, elle travaille régulièrement pour les chaînes françaises et internationales. En collaboration étroite avec l’UNESCO, elle accompagne la plupart de ses productions de Campagnes d’Impact, et passe aussi régulièrement à la réalisation sur des projets plus personnels. Parmi ses dernières productions / réalisations : « Gardiens de la Forêt» (5×52’00 / ARTE / 2023), « Un autre chemin » (4×52’00 / USHUAÏA TV / 2019 / tournée Document-Terre), « Dans le sillage d’Ulysse avec Sylvain Tesson » (5×26’00 / ARTE / 2019), « Freedom, l’envol d’un aigle » (90’00 / USHUAÏA TV / 2015).

Des poussières d’étoiles

Réalisé par Cécile Verstraetern

Des oiseaux et des humains cohabitent et se côtoient en prison, à l’hôpital et sur scène. Des liens se tissent et questionnent la place de chacun parmi les vivants.

Tristan Plot : Passionné par les oiseaux depuis l’enfance, c’est d’observations en lectures puis en études universitaires que Tristan se forme en biologie, écologie et éthologie. Il intègre en 1999 le milieu professionnel des oiseaux en semi-captivité, et travaille sur différents sites de démonstrations de vol libre, dont les techniques de dressage des oiseaux sont issues de la fauconnerie. Une profonde remise en question de ces techniques le font dévier vers le milieu artistique où il expérimente, depuis plus de vingt ans, des méthodes douces d’éducation et de présentation de ses partenaires ailés. La médiation et la transmission étant le cœur de son activité, il devient spécialiste des projets atypiques faisant intervenir des oiseaux. Il pratique notamment le soutien thérapeutique avec les oiseaux en milieu carcéral, à l’hôpital ou avec des travailleurs handicapés. Sa démarche éducative et artistique s’inscrit dans une logique de respect et de contemplation du vivant. C’est dans cet esprit qu’il travaille avec Pascal Quignard, Sylvère Petit, Séverine Chavrier et bien d’autres.

Cécile Verstraeten est réalisatrice de documentaires et de courts-métrages de fiction. Elle a toujours un peu confondu le réel et l’imaginaire alors elle réalise des films qui questionnent les frontières – et leurs porosités – entre les territoires, les êtres, les arts, entre normalité et anormalité, humanité et inhumanité, vivants et morts, entre les espèces… Toujours à la recherche de nouvelles expériences et hybridations, elle souhaite pousser plus loin les interactions entre réalités imaginées et utopies réalistes…

Attention fragile

Pendant un an, les équipes des réseaux naturalistes avifaune et mammifères de l’ONF, accompagnées de scientifiques, ont mené une étude dans la Réserve Biologique Intégrale de la forêt domaniale du Vercors, sur la chouette de Tengmalm. Ce rapace nocturne, rare et difficile à observer est une espèce parapluie menacée. Elle est protégée en France et en Europe. Le but de l’étude et que retrace ce film est de mieux connaître son domaine vital pour préserver les types de peuplements forestiers qui lui sont favorables et, à terme, assurer la survie de cette chouette emblématique des forêts de montagne.

Bruno Alles a débuté la vidéo en 2014. Il se présente comme un artisan et a réalisé essentiellement des courts-métrages et quelques documentaires, autour de deux thèmes de prédilection : la nature et la culture vivante. Dans la quasi-totalité de ses films, il assume l’ensemble des missions : réalisation, images, prise de son, scénario, montage ainsi que l’étalonnage et le mixage. Par éthique et conscience écologique, il réalise des films quasi exclusivement sur le territoire du Vercors où il réside, et dont il est amoureux depuis 35 ans. Passionné de nature, il sillonne le massif, caméra à l’épaule. Par une approche poétique et sensible du monde sauvage, il met en lumière (et en images) la beauté et l’harmonie du milieu naturel. Il apporte sa contribution afin d’éveiller l’humain sur la juste place que nous devrions laisser aux autres vivants.

Photographie © Bruno Alles

LE GRAND CIRQUE DES MARÉES

Réalisé par Manuel Lefèvre

Sur la côte bretonne, une mer miniature s’est formée à marée basse. S’y déroule une profusion d’événements dont les protagonistes sont aussi variés que surprenants. Un documentaire animalier splendide, instructif et fascinant.

À l’issue de ses études universitaires en sociologie, Manuel Lefèvre choisit de se consacrer à la réalisation de films documentaires animaliers sous-marins. Autodidacte, il auto produit son premier film : un documentaire sur la locomotion des animaux marins. Grâce a ce premier film, il parvient à convaincre un distributeur et signe une série de 12 épisodes de 26 minutes consacrée aux animaux du monde marin. La série sera vendue dans plus de 30 pays. Fort de ce premier succès, il enchaîne rapidement avec la réalisation de deux films de 52 minutes, dont Le Monde merveilleux des Crustacés. Ce dernier reçoit de nombreuses récompenses, notamment la Palme d’argent au Festival mondial de l’image sous-marine, et permet à Manuel de se faire remarquer. Laurent Ballesta lui propose alors d’intégrer les expéditions Gombessa. Réalisateur, chef opérateur sous-marin et terrestre, droniste, preneur de son et monteur, Manuel s’intéresse à tous les aspects de la création audiovisuelle. Curieux et polyvalent, il est un véritable « couteau suisse ».

Photographie © Manuel Lefèvre

LE RADEAU DES GLACES

Réalisé Par Jérôme Bouvier

A bord d’un voilier de 15 mètres, un équipage part pour un autre monde, tels des astronautes à la conquête d’une planète lointaine. 

Ils mettent le cap vers A23A… le plus vieux et le plus grand de tous les icebergs. Ce géant de 70km de longueur par 60km, 38 fois la taille de Paris, erre tel une comète dans l’une des mers réputées les plus dangereuses au monde à l’est du cap horn. 

Jérôme Bouvier est réalisateur et chef opérateur animalier reconnu, résidant dans la région. Il parcourt le monde depuis des années pour la télévision et le cinéma, aux côtés de Luc Jacquet et de Jacques Perrin notamment. Ses voyages et son activité l’amènent depuis des années à s’interroger sur la place du Sauvage sur notre planète. De formation scientifique, les 15 films qu’il a réalisé ont à coeur de décrypter et de vulgariser le fonctionnement du monde non humain et de ses liens avec les écosystèmes, souvent à travers le regard de témoins humains privilégiés. 

Photographie © Jérôme Bouvier

Il était une forêt

Hommage à Francis Hallé

« Il était une forêt » Réalisé par Luc Jacquet • Écrit par Francis Hallé, Luc Jacquet

Depuis des années, le cinéaste Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, sanctuaires de la biodiversité planétaire.
Il était une forêt offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – joue un rôle essentiel.

Francis Hallé, botaniste français, fervent défenseur des forêts primaires, a passé sa vie à regarder les arbres naître, grandir, puis mourir. Bien qu’ils soient muets et immobiles, il a constaté au fil du temps combien ils étaient surtout prodigieusement vivants, comme il se plaisait à le dire.

Né à Bourg en Bresse en 1967, Luc Jacquet passe son enfance à arpenter les montagnes de l’Ain. Comme il le dit lui-même, il aime vagabonder et se perdre dans les bois. C’est là qu’il apprend à se fondre dans la nature pour observer, au fil des saisons, le monde des animaux et des plantes.

Attiré par la science, il passe une maîtrise de biologie animale à l’université de Lyon I en 1991 puis prépare un DEA en gestion des milieux montagnards à l’université de Grenoble. Durant ses études, Luc participe à de nombreuses campagnes de terrain pour étudier le comportement animal et l’écologie de différentes espèces.

Photographie © Sarah Delben 

Les tables rondes

Table ronde suite à la diffusion du film « Attention fragile »

Colas Rysiewicz, Thibault Lacombe

Une étude sur la mystérieuse chouette de Tengmalm est lancée en 2024 par l’Office national des forêts. L’objectif : comprendre l’utilisation de son territoire par le mâle en période d’alimentation des jeunes. La table ronde présentera l’étude sur la chouette de Tengmalm et les premiers résultats.

Colas Rysiewicz, technicien forestier, membre du réseau avifaune de l’ONF, en charge de la coordination locale de l’étude menée sur la Nyctale de Tengmalm en RBI du Vercors.

Thibault Lacombe, ornithologue et… habitant de la vallée de Quint.

Pâturage naturel : le retour des grands herbivores sauvages en France

Sophie Monsarrat, Aurélien Giraud, Olivier Raynaud 

Depuis plusieurs années en Europe, des biologistes poussent pour la réintroduction de chevaux et de vaches rustiques pour rétablir une fonction indispensable aux écosystèmes : le pâturage naturel. De nombreux sites ont émergé, en Espagne et au Portugal notamment, pour permettre à ces grands herbivores de maintenir une mosaïque de paysage en entretenant des milieux ouverts et la riche biodiversité qui va avec. Ce retour d’équins et bovins en semi-liberté interroge forcément : n’y a-t-il pas déjà trop d’herbivores sauvages en France ? cela peut-il concurrencer l’élevage traditionnel et empiéter sur le pastoralisme ? cela peut-il attirer le loup ? est-ce que c’est dangereux ? Est-ce que c’est vraiment utile ? Cette table ronde propose d’expliquer les fondements d’une telle approche et de répondre à toutes les questions qu’elle soulève. Nous aurons également la chance de montrer une application concrète et locale sur un site de 170 hectares dans le Diois.

Sophie Monsarrat est en poste chez Rewilding Europe depuis quatre ans, où elle supervise les opérations de plusieurs territoires de renaturation au Portugal, en Croatie, en Ukraine, en Roumanie et en France. Elle s’occupe également des différents programmes de pâturage naturel et réintroductions animales dans le réseau de Rewilding Europe. Avant cela, Sophie Monsarrat a effectué sa thèse à Montpellier, puis occupé plusieurs postes de chercheur postdoctoral à l’Université d’Aarhus, au Danemark, et en Afrique du Sud. Durant cette période, elle a étudié l’impact de l’Homme sur la distribution et l’abondance des grands mammifères sauvages.

Olivier Raynaud, directeur de Rewilding France, permettra de contextualiser le pâturage naturel au contexte local en présentant le premier site pilote mis en place à côté de Saillans, sur 170 hectares.

Photographie © Aurélien Giraud

Les expositions

X Expositions Permanentes

Elodie Tribut « #fragile »

Je focalise mon attention sur les oiseaux et ne peut m’empêcher de leur tirer le portrait… afin de renouer avec la poésie du Vivant et de sensibiliser à la fragilité qui nous entoure.

Je dessine, je brode, je tisse, je peins, je “cyanotype”, j’installe, je découpe… Mon fil conducteur, depuis plus de 10 ans, est de défendre la biodiversité et pouvoir sensibiliser le public au Vivant et plus particulièrement aux oiseaux. Je ne suis ni en lutte, ni en guerre. Je vis, je ris, je suis résolument optimiste. Je crée et j’agis pour sensibiliser. À travers mon travail, je veux permettre au public de rêver, de renouer avec ce qui nous entoure, de savourer le présent et de préserver le futur. Mes œuvres se veulent positives, sensibles et poétiques, afin de donner de l’espoir…

photographie © MorganeQuéré

SANDROT

Création de plusieurs peintures en performance

Sandrot, artiste performeuse Française, née à Marseille en 1989, est reconnue pour son style unique et expressif. Elle réalise ses œuvres à l’instinct, entièrement à main levée. Elle se distingue par les dimensions monumentales des ses créations et travaille sur des surfaces de plus de 300m2. Engagée auprès des plus grandes associations de protection de la nature, elle réalise des performances artistiques en public pour des villes et des institutions culturelles. Ses peintures sont notamment exposées au Musée Parcelle 473, au Musée Paléo-galerie de Salignac ainsi qu’au Musée d’Histoire Naturelle de Marseille.

photographie © Sandrot

Récits des eaux et des rives (carte interactive sonore)

Récits des eaux et des rives est un projet de recherche et de création qui interroge les relations entre le territoire Diois, ses eaux et ses habitants. La carte sonore projetée propose 24 récits de 10 minutes en moyenne et 35 capsules sonores à écouter. Auteurs : Caroline Fontana (réalisatrice sonore et coordinatrice du projet ), Yann Degruel (illustrations), Nicolas Guichard (carte interactive), Bernard Fort (créations sonores et mixage)

L’association La bande sonore mène des projets de recherche et de création dans le Diois depuis 2012. Elle s’est intéressée à travers différents travaux à la relation des habitants à leur environnement, et à leur rapport au sauvage.

Illustration © Yann Degruel

PYRODESCOL 

Pyrogravures sur bois de differentes essences et tailles. Réalisés au stylet pyrograveur, les réalisations de Jean Luc Desgroslard allient travail de la matière et précision quasi photographique des détails. Le sujet est mis en relief à travers le jeu des dessins du bois et des effets de contraste obtenus par la gravure, la carbonisation au chalumeau ou encore le plaquage d’écorce.

Photographie © Pyro Descol

BASTIEN RIU « L’Automne »

Un hommage à cette saison où la nature dévoile toute sa splendeur, où les couleurs chatoyantes et les lumières tamisées révèlent la richesse d’une biodiversité en pleine effervescence.

Photographie © Bastien Riu

BENJI

Photographie du Vercors

Je suis un photographe habitant depuis 25 ans la vallée du Diois. J’ai fait l’acquisition d’un appareil photo depuis un peu plus de 6 ans pour partager mes excursions dans les montagnes. La réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors est un lieu qui m’apaise par la richesse de sa flore et de sa faune sauvages et de part ses paysages grandioses.

Photographie © Benjamin Saunier

BACCIOTTI Guillaume

Fleurs printanières qui émergent des prairies d’altitude, bouquetins acrobates sur les crêtes vertigineuses, ambiances automnales de sous-bois ou paysages redessinés par les brumes et les nuages qui s’accrochent aux montagnes… cette exposition rassemble des photographies d’instants de nature, saisies au fil de mes balades et de mes rencontres dans le Vercors, dans ces moments où la marche invite à la contemplation et au respect du sauvage. Elle raconte une nature souvent simple et familière, parfois plus spectaculaire, celle qui nous surprend et nous émerveille au détour d’un chemin, sans besoin de sortir des sentiers battus.

Photographie © Guillaume Bacciotti

BERIOT Amédée

Nous pensons qu’en chacun existe un potentiel de vision, d’imagination et de création de scénarios positifs et évolués pour l’avenir. En particulier dans le cœur de la jeune génération. Cette activité de création de fresque collective est une opportunité donnée à tous les festiwilders de dessiner un morceau de ce que peut être la nature sauvage de demain, laissant libre cours à leur imagination du vivant sauvage et de la place de l’homme : grande faune, flore, insectes, rivières, forêts, etc… Dans le but d’obtenir en fin de festiwild une ou plusieurs affiches géantes et collective à exposer dans un lieu : le monastère, l’espace de co-working, et/ou ailleurs. Il y aura une ou plusieurs fresque d’environ 1m60 – 2m de haut pour 5 mètres de long. Support : Papier beaux-arts ou kraft. Techniques : feutres de couleurs à peinture acrylique

Photographie © Amédée Beriot

Alexis Pichot « Rêve primaire »

Cette nouvelle série est le troisième volet d’une trilogie consacrée aux arbres et aux forêts. Celle-ci prend appui sur l’ambition, merveilleusement utopique, de l’association du botaniste Francis Hallé de « faire revivre une forêt primaire en France ». L’idée de la fondation est de pouvoir protéger 70 000 hectares de forêt dans les Vosges et les Ardennes. Pour la qualifier au statut de « primaire », il faudra la laisser en libre évolution, sans exploitation humaine, pendant au minimum 700 ans… De toute évidence, je ne la connaîtrai­­ pas de mon vivant ! Alors, un nouvel appel de la forêt venait de naître en moi. J’ai commencé à l’imaginer, à la rêver, j’ai voulu la sentir de ses substances odorantes, la toucher dans ses interstices mais surtout la voir avec un regard animal, un regard d’insectes. Pour réaliser ce rêve, j’ai rendu visible l’invisible aux yeux des humains. Ainsi, au travers d’une vision nocturne réelle, j’ai mis en lumière cette forêt-monde tels que les abeilles, les papillons la perçoivent, au-delà de notre cercle chromatique. Une magie s’opère alors et il y apparaît une forêt onirique, d’une impression nouvelle, presque sous-marine comme pour me rappeler de son origine. J’y vis des immersions uniques, privilégiées, à la lisière d’expériences hallucinatoires, qui chamboulent ma façon d’être au monde, à la forêt. Je vois sous mes yeux apparaître ces couleurs lumineuses qui transforment le connu, le normal, en des paysages d’une préciosité qui me sidère. Je n’ose plus déplacer mes pieds de peur « d’abîmer » ce décor issu des plus belles créations de haute joaillerie. La série rêve primaire offre une réalité autre, je l’espère un état émotionnel qui pourrait s’approcher du sentiment océanique où la nature et l’Être ne font qu’un. Ainsi, je vous invite à embarquer dans un état modifié de conscience, fait de rêves réels, de présence, de préciosité, en vous enveloppant de cette forêt médecine et en regardant au-delà de notre prisme.

Photographie © Alexis Pichot

Carnets sauvages

Et si le Sauvage changeait notre regard ? S’il éveillait en nous plus de joie, plus d’attention pour ce qui nous entoure ? Si, ce que nous appelons « Nature » n’ était qu’une illusion, un écran fragile tendu entre nous et les autres Vivants ? Cette exposition présentée à ciel ouvert est une invitation à franchir cet écran, à reconnaître dans chaque rencontre la promesse d’un monde partagé.

Co-fondateur et coordinateur de l’association LYSANDRA Éducation Environnement, Gérard GRASSI est animateur et guide naturaliste dans la Drôme depuis près de 30 ans. Installé dans le Vercors méridional, il voit dans la rencontre avec le sauvage qui nous entoure une source intarissable d’émerveillement et un moyen privilégié de transformer notre relation au vivant. La photographie prolonge naturellement cet engagement éducatif. Des espèces les plus familières aux plus secrètes, ses images sont toutes réalisées dans les paysages qu’il parcourt au quotidien.

Evènements sonores :

LA GRANDE SYMPHONIE DU VIVANT

La Terre est une planète qui chante de ses paysages et animaux sauvages. Parcourons dans un moment d’écoute les créations audio-naturalistes de Fernand DEROUSSEN.

Compositeur audio-naturaliste depuis 1997 en professionnel. Réalisateur des plus de 100 CD audio sur les sons de la nature. Disque d’or avec les titres « Mers et Océans » et « Chants d’oiseaux ». Co fondateur de la sonothèque du Muséum National d’Histoires Naturelles de Paris (MNHN). Auteur du livre « SYMPHONIES SAUVAGES » chez Rustica éditions. Participation à de nombreux films animaliers en doublage images avec ambiance et sons de la nature.

Photographie © Fernand Deroussen

Journal de Guerre d’un Ornithologue

Bernard Fort, 

Composition Musicale et ornithologique de Bernard Fort à partir du Journal de Guerre d’un ornithologue de Jacques Delamain. Jacques Delamain (1874/1953) est simultanément un ornithologue et un écrivain, c’est là sa signature première. Écrit dans des abris, des tranchées, au milieu des ruines ou dans les forêts proches des lignes de tir, de jour comme de nuit, le Journal de Guerre d’un ornithologue nous raconte bien sûr, le comportement des oiseaux de nos campagnes et leurs relations aux activités humaines, mais il nous révèle aussi le regard particulier d’un homme qui, dans cette situation très particulière, nous conduit à relativiser, aimer, nous émerveiller. Voici une formidable leçon d’observation, d’écoute, de respect et d’humilité. Le journal de guerre, outil de travail et témoin de la passion de son auteur, nous laisse un précieux témoignage sur l’état de la nature, des saisons, de la biodiversité et de sa densité il y a un peu plus d’un siècle dans nos campagnes, à l’aube des grands bouleversements écologiques… et devient pour moi un objet de méditation.

L’ensemble est diffusé sur un système 8 pistes: 8 H.P. autours des auditeurs.

Photographie © Bernard Fort

Plein air : sorties, conférences, ateliers & animations

A la rencontre des graviers de Drôme

Cette sortie se propose de porter une attention sur ce que nous ne voyons généralement pas, ou si peu : les cailloux, ou plus exactement les graviers du bord de la rivière Drôme. Cette sortie, entre le monastère et le méandre face à la Condamine (1,5 kilomètre aller) permettra de comprendre, à partir du minéral, la mise en place et le fonctionnement des paysages de la rivière : histoire géologique, dynamique fluviale, relation entre le minéral et le vivant… Au-delà des dimensions naturalistes, cette randonnée permettra d’aborder la question des relations des humains à l’environnement (extractions de granulats, eau potable…). Cette sortie sera conçue pour être aussi ludique que possible, bien loin d’un cours magistral. Elle sera une adaptation de la conférence théâtralisée que nous avons présentée sur ce thème en différents lieux. Avec Boris Trouplin musicien

Jean-Louis Michelot est géographe et naturaliste. Il a consacré sa vie professionnelle à la préservation du patrimoine naturel. Depuis une quinzaine d’années, il cherche à développer et faire partager une approche sensible du rapport à l’environnement, combinant connaissance, rapport direct à la nature et expression artistique (écriture, conception de spectacles en nature ou en salle…). Il est président de l’association l’Atelier des Confins.

Photographie : © Alain Roux

Jérôme Breton : « Marche du Temps Profond »

Jérôme Breton anime des ateliers de reconnexion au vivant depuis 2019 pour les particuliers et pour les entreprises, notamment des Marches du Temps Profond et des ateliers de Travail Qui Relie.

La Marche du Temps Profond nous fait parcourir en 4,6 km les 4,6 milliards d’années de l’histoire de notre Terre (1m = 1 million d’années). Cette expérience transformatrice se déroule en 4 heures, en extérieur.
Une Marche du Temps Profond aide à mettre en contexte le riche héritage ancestral de l’humanité et donne un aperçu de l’interconnexion de toute forme de vie. Elle fait prendre conscience aux participant·e·s que la Terre n’est pas une toile de fond statique et passive sur laquelle les humains résident, mais un ensemble d’acteur·rice·s actif·ve·s complexes et interdépendant·e·s qui ont en elles·eux-mêmes la capacité de changer radicalement la Terre.

Phohographique: © Eric Lenoir

Sur les traces du lynx

Discret, symbole du sauvage et hymne à la beauté, le Lynx émerveille, passionne et intrigue malgré les
rares opportunités de rencontres. Mettez-vous dans la peau de l’animal pour découvrir son domaine vital
et les pièges qu’il rencontre sur son parcours.

Photographie : © Aurélien Giraud