Les parrains

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Les spectacles

L’Aube perpétuelle

Le Grand Concert de Chants d’Oiseaux des cinq continents

Proposé par Bernard Fort En hommage à J.C.Roché

Un parcours enchanteur le parc de l’ancien monastère de Saint Croix Plusieurs heures d’une escapade sonore à travers l’Asie, l’Afrique, l’Europe, les Amériques, l’Australie. Depuis que le monde est monde, le jour se lève toujours quelque part, accompagné de l’immense clameur des oiseaux pour le saluer. Avec le cinquième jour a débuté ce concert ininterrompu qui, depuis, tourne imperturbablement autour de la terre, indifférent aux temps, aux siècles qui passent et que comptent les hommes. Une énergie sonore inimaginable sans autre ambition que celle de saluer le jour. Une perpétuelle louange à l’aube, à la lumière et à la vie. “L’Aube perpétuelle” donne à entendre, dans le même temps et le même lieu, cette gigantesque aubade. Les oiseaux de cinq continents chantent à l’unisson leurs merveilleuses mélodies. “L’Aube perpétuelle” permet à l’auditeur de parcourir la planète sans avoir à̀ se soucier ni des distances, ni des fuseaux horaires. La petite aiguille de votre montre vous permet, à tout moment, de savoir où vous êtes et ce que vous écoutez en vous référant aux indications de temps portées sur le programme et aux indications de lieux portées sur le plan.

photographie © sylvain daulin

Insectes

Proposé par : Estelle Contamin

Cette pièce parle du minuscule en voie d’extinction, de la survie, de l’adaptation, de la vie et du chaos. À la fois sous et sur terre, des insectes majestueux émanent avec des costumes de taille réalisés en partie à partir de matériaux recyclés ou détournés. Par un slam politique et engagé, la voix d’Aloise Sauvage décrit les conséquences du comportement de l’homme sur son environnement et lui-même. Le breaking sublime la gestuelle des insectes saccadée, rapide, sur quatre pattes et en tempo le plus souvent binaire. Les insectes vivent la pratique de la danse comme leur clé de survie. Par le sens, les valeurs et les projets collectifs ils réussissent tout de même à être, à avoir espoir malgré la fin infaillible.

Phasmes

Fanny Soriano, Vincent Brière et Voleak Ung – Cie Libertivore

Une ronde de feuille, deux corps pour un phasme et une musique pour transcender l’espace, Phasmes nous invite à un voyage merveilleux ou rêve et réalité s’entrecroisent. Au gré des sentiers empruntés, les corps se métamorphosent. Empruntant au minéral au végétal et à l’animal, cette chimère va se déployer, interagir avec son environnement et peu à peu dévoiler sa nature humaine. Convié à épier cette intimité, le spectateur est saisi par de furtives apparitions : le duo se déploie et se contracte, faisant naître des figures abstraites et évocatrices, tels des phasmes sans queue ni tête… Dans un décor épuré, les artistes composent au sol comme en plein vol un duo de chair et d’âme entre cirque et danse. Leur corps-à-corps, d’une grande force visuelle nous offre a voir la beauté brut du monde à travers une danse sensuelle et physique.

photographie : @Loïc Nys2

Dans les Bois

Elodie Robine, Yoann Scheidt, Sylvain Meillan

Dans ce documentaire, Mindaugas Survila propose une immersion totale dans la vie sauvage, au plus près des habitants d’une des dernières forêts primaires de la Baltique. Sans musique et sans commentaire, la bande son du film s’étire au gré de captations sonores naturelles. Sur scène les compositions délicates du trio StrassCardinal s’allient parfaitement au monde forestier filmé par Mindaugas, tout en jeux de nuances et de timbres. Est-ce le cri d’un oiseau ou le rebond d’une baguette ? percevez vous le son du vent ou la voix du violoncelle ? Laissez vous emmener Dans Les Bois pour vivre une expérience visuelle et sonore aussi ludique que poétique.

Battements d’ailes sur le Fleuve

Joël Grare, Boris Jollivet

Les oiseaux et les fleuves ont en commun de traverser les paysages depuis les montagnes jusqu’à la mer ; les uns par les airs, les autres en creusant leurs sillons dans la terre au prix de mille méandres. Un tel périple recèle un monde sonore insoupçonné, source d’inspiration où les frontières s’estompent. Ici les sons glanés au fil de l’eau, diffusés en quadriphonie par l’audio-naturaliste Boris Jollivet, se mêlent dans une polyphonie sauvage aux musiques imitatives du compositeur-percussionniste Joël Grare. Un bestiaire digne d’un cabinet de curiosité se heurte aux timbres d’un instrumentarium où se conjugue le minéral, le végétal et l’animal. Le réalisme sonore cède la place à un nouveau folklore imaginaire pour mieux célébrer dans cette ode à la nature la faune et la flore.

Est-ce que la terre s’est tue ,

Pierre Tallaron

Est-ce que la terre s’est tue ? est une pièce déambulatoire conçue pour des espaces de grand air, mêlant théâtre immersif, sensibilisation écologique et expériences sensorielles.
Le public est invité à suivre un personnage un peu énigmatique – puisqu’il est chercheur-pisteur au CNRSauvage spécialisé en poétique animiste et dynamiques de métamorphoses –
À travers un parcours ponctué de haltes, il propose des consignes d’attention sensorielle, des faits scientifiques inattendus et un récit captivant qui permettent d’entrer lentement et irrésistiblement dans une écoute sensorielle de tout ce qui vit au tour de nous.

Sieste musicale – Immersion sonore aux Sons de la Nature

Frédéric Cros

Représentation sonore et musicale ; se déposer l’espace d’un instant et être à l’écoute de sons de la Nature et de la faune sauvage (rivières, vagues, ruissellements, oiseaux diurnes et nocturnes, rapaces, amphibiens, insectes, feuilles au vent, pluie et orage, brame du cerf, …) ; ceux-ci accompagnés par les sons musicaux du handpan, de la guitare, des carillons et du bâton de pluie ; espace de contemplation sonore grâce aux sons (enregistrés) que nous offrent la nature.

Les conférences

Photo de Ernst Zürcher
Ernst ZüRCHER

Ingénieur forestier, docteur en sciences naturelles, professeur et chercheur en sciences du bois à la Haute École spécialisée bernoise, chargé de cours à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ), Ernst Zürcher étude plus particulièrement les structures temporelles des arbres (la chronobiologie). Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques.

Photo Céline Curiol Copyright obligatoire ©Patrice NORMAND/Leextra/Éditions Actes Sud
Céline Curiol – « Invasives »

Ou l’épreuve d’une réserve naturelle

Dans la réserve des Marais du Vigueirat, où Céline Curiol se retrouve en immersion solitaire sur une période d’un an, l’invasive jussie est partout, au point de hanter ses rêves. Au delà de rencontres avec tout un écosystème de plantes, d’animaux, de femmes et d’hommes, c’est le paradoxe de la protection de la nature que l’écrivaine explore : pour préserver les espèces patrimoniales, les humains doivent déployer des e orts démesurés bien loin de la spontanéité supposée du sauvage.

photographie © Patrice Normand

Photo de Claire Doutrelant
Claire DOUTRELANT « La mésange et la chenille »

50 ans d’enquête évolutive

Jacques Blondel
Anne Charmantier
Philippe Perret

Ce livre est une plongée fascinante dans l’intimité de la mésange bleue… et des chercheur·se·s qui l’étudient. Il révèle les mille et une astuces qui sont apparues au cours de l’évolution de ce petit oiseau en réponse aux multiples contraintes des bioclimats méditerranéens. Pénétrer l’univers de la mésange bleue convoque les méthodes les plus variées, mises au point par les quatre auteur·ice·s et leurs équipes pour aborder des sujets aussi complexes que la structure du chant, les subtiles couleurs du plumage, l’infidélité conjugale ou encore la lutte contre les parasites au moyen de bouquets parfumés. Lancé dans les années 1970, ce programme de suivi à long terme d’une population animale est l’un des plus anciens au monde.
La Mésange et la Chenille invite à regarder et écouter ce petit lutin bleu qui partage avec nous
forêts et jardins.

Photo Caroline Audibert @ Alexandra Sabaté
Caroline Audibert « Les audionautes »

À l’écoute des chants de la Terre

Depuis Ulysse, nous restons sourds aux chants du monde, oublieux des puissances partout à l’œuvre et des êtres vivants qui en procèdent. Les sirènes d’Homère chantent pourtant “tout ce qui advient sur la terre féconde” ; en les écoutant, le héros antique se faisait le premier “audionaute”. Dans son sillage, Caroline Audibert est partie à la rencontre des audionautes d’aujourd’hui qui naviguent à l’oreille à travers les sonorités de la Terre. Des Alpes à l’Amazonie, de la taïga russe aux laboratoires high-tech et jusque dans les lieux les plus abîmés, l’autrice redécouvre le monde à travers un sens racinaire et malmené : l’écoute. Au fil de ses pérégrinations, ses oreilles – et les nôtres – s’ouvrent, s’affinent, l’augmentent et l’engagent toujours plus avant dans une écologie du lien, voire de la réparation.
“Si nous faisions pousser nos oreilles, le monde en serait changé” : telle est la proposition de ce récit immersif, poétique et initiatique. Au cœur des vacillements planétaires, une invitation à rejoindre une communauté à l’écoute des chants de la Terre, qu’il ne tient qu’à nous de faire grandir.

photographie © Alexandra Sabathé

Photographie de David Grémillet © Bénédicte Martin
David Grémillet « Les discrètes »

Rêves de tortues marines

Depuis 252 millions d’années, les tortues marines ont traversé deux extinctions de masse ; elles en affrontent aujourd’hui une troisième.
Si vulnérables en apparence, elles ont résisté aux dinosaures, aux requins et aux crocodiles marins. Survivront-elles aux humains ? Les navigateurs du passé les ont chargées par millions à bord de leurs vaisseaux, les temps modernes les ont transformées en soupes pour les gourmets. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers d’entre elles se noient chaque année, prisonnières des engins de pêche.
Pourtant, les “discrètes” persistent et certaines de leurs populations récupèrent des carnages du passé.
Quel est le secret de jouvence des tortues marines, alors que l’humanité semble s’autodétruire ?
Au fil d’une enquête planétaire, de l’équateur jusque dans les régions polaires, David Grémillet nous entraîne sur la trace des belles nageuses, et des hommes et des femmes qui les défendent pied à pied.
Nous découvrirons ainsi leur long passé sur terre, leurs incroyables performances physiques, leurs migrations transocéaniques, leurs histoires de vie centenaires – autant de rêves éveillés pour un éloge de la lenteur.

photographie © Bénédicte Martin

Les projections conférences

Gardiens des Oiseaux

animation d’une discussion avec le public sur la préservation de la nature (via la connaissance et l’observation des oiseaux) suite à la projection du film.

Muriel Barra Depuis longtemps consciente de l’urgence de sensibiliser le grand public aux enjeux sociétaux et environnementaux de notre époque, elle créé la société Lato Sensu Productions (en 2004) avec l’objectif de produire des documentaires militants et engagés sur ces thématiques. Productrice déléguée de tout le catalogue de films de Lato Sensu, elle travaille régulièrement pour les chaînes françaises et internationales. En collaboration étroite avec l’UNESCO, elle accompagne la plupart de ses productions de Campagnes d’Impact, et passe aussi régulièrement à la réalisation sur des projets plus personnels. Parmi ses dernières productions / réalisations : « Gardiens de la Forêt» (5×52’00 / ARTE / 2023), « Un autre chemin » (4×52’00 / USHUAÏA TV / 2019 / tournée Document-Terre), « Dans le sillage d’Ulysse avec Sylvain Tesson » (5×26’00 / ARTE / 2019), « Freedom, l’envol d’un aigle » (90’00 / USHUAÏA TV / 2015).

Des poussières d’étoiles

Des oiseaux et des humains cohabitent et se côtoient en prison, à l’hôpital et sur scène. Des liens se tissent et questionnent la place de chacun parmi les vivants.

Tristan Plot : Passionné par les oiseaux depuis l’enfance, c’est d’observations en lectures puis en études universitaires que Tristan se forme en biologie, écologie et éthologie. Il intègre en 1999 le milieu professionnel des oiseaux en semi-captivité, et travaille sur différents sites de démonstrations de vol libre, dont les techniques de dressage des oiseaux sont issues de la fauconnerie. Une profonde remise en question de ces techniques le font dévier vers le milieu artistique où il expérimente, depuis plus de vingt ans, des méthodes douces d’éducation et de présentation de ses partenaires ailés. La médiation et la transmission étant le cœur de son activité, il devient spécialiste des projets atypiques faisant intervenir des oiseaux. Il pratique notamment le soutien thérapeutique avec les oiseaux en milieu carcéral, à l’hôpital ou avec des travailleurs handicapés. Sa démarche éducative et artistique s’inscrit dans une logique de respect et de contemplation du vivant. C’est dans cet esprit qu’il travaille avec Pascal Quignard, Sylvère Petit, Séverine Chavrier et bien d’autres.

Cécile Verstraeten est réalisatrice de documentaires et de courts-métrages de fiction. Elle a toujours un peu confondu le réel et l’imaginaire alors elle réalise des films qui questionnent les frontières – et leurs porosités – entre les territoires, les êtres, les arts, entre normalité et anormalité, humanité et inhumanité, vivants et morts, entre les espèces… Toujours à la recherche de nouvelles expériences et hybridations, elle souhaite pousser plus loin les interactions entre réalités imaginées et utopies réalistes…

Attention fragile

Pendant un an, les équipes des réseaux naturalistes avifaune et mammifères de l’ONF, accompagnées de scientifiques, ont mené une étude dans la Réserve Biologique Intégrale de la forêt domaniale du Vercors, sur la chouette de Tengmalm. Ce rapace nocturne, rare et difficile à observer est une espèce parapluie menacée. Elle est protégée en France et en Europe. Le but de l’étude et que retrace ce film est de mieux connaître son domaine vital pour préserver les types de peuplements forestiers qui lui sont favorables et, à terme, assurer la survie de cette chouette emblématique des forêts de montagne.

Bruno Alles a débuté la vidéo en 2014. Il se présente comme un artisan et a réalisé essentiellement des courts-métrages et quelques documentaires, autour de deux thèmes de prédilection : la nature et la culture vivante. Dans la quasi-totalité de ses films, il assume l’ensemble des missions : réalisation, images, prise de son, scénario, montage ainsi que l’étalonnage et le mixage. Par éthique et conscience écologique, il réalise des films quasi exclusivement sur le territoire du Vercors où il réside, et dont il est amoureux depuis 35 ans. Passionné de nature, il sillonne le massif, caméra à l’épaule. Par une approche poétique et sensible du monde sauvage, il met en lumière (et en images) la beauté et l’harmonie du milieu naturel. Il apporte sa contribution afin d’éveiller l’humain sur la juste place que nous devrions laisser aux autres vivants.

Les tables rondes

Table ronde suite à la diffusion du film « Attention fragile »

Colas Rysiewicz

Technicien forestier, membre du réseau avifaune de l’ONF, en charge de la coordination locale de l’étude menée sur la Nyctale de Tengmalm en RBI du Vercors.

Les expositions

X Expositions Permanentes

Elodie Tribut « #fragile »

Je focalise mon attention sur les oiseaux et ne peut m’empêcher de leur tirer le portrait… afin de renouer avec la poésie du Vivant et de sensibiliser à la fragilité qui nous entoure.

Je dessine, je brode, je tisse, je peins, je “cyanotype”, j’installe, je découpe… Mon fil conducteur, depuis plus de 10 ans, est de défendre la biodiversité et pouvoir sensibiliser le public au Vivant et plus particulièrement aux oiseaux. Je ne suis ni en lutte, ni en guerre. Je vis, je ris, je suis résolument optimiste. Je crée et j’agis pour sensibiliser. À travers mon travail, je veux permettre au public de rêver, de renouer avec ce qui nous entoure, de savourer le présent et de préserver le futur. Mes œuvres se veulent positives, sensibles et poétiques, afin de donner de l’espoir…

photographie : © MorganeQuéré

Récits des eaux et des rives (carte interactive sonore)

Récits des eaux et des rives est un projet de recherche et de création qui interroge les relations entre le territoire Diois, ses eaux et ses habitants. La carte sonore projetée propose 24 récits de 10 minutes en moyenne et 35 capsules sonores à écouter. Auteurs : Caroline Fontana (réalisatrice sonore et coordinatrice du projet ), Yann Degruel (illustrations), Nicolas Guichard (carte interactive), Bernard Fort (créations sonores et mixage)

L’association La bande sonore mène des projets de recherche et de création dans le Diois depuis 2012. Elle s’est intéressée à travers différents travaux à la relation des habitants à leur environnement, et à leur rapport au sauvage.

Illustration : Yann Degruel

Evènements sonores :

Plein air : sorties, conférences, ateliers & animations

A la rencontre des graviers de Drôme

Cette sortie se propose de porter une attention sur ce que nous ne voyons généralement pas, ou si peu : les cailloux, ou plus exactement les graviers du bord de la rivière Drôme. Cette sortie, entre le monastère et le méandre face à la Condamine (1,5 kilomètre aller) permettra de comprendre, à partir du minéral, la mise en place et le fonctionnement des paysages de la rivière : histoire géologique, dynamique fluviale, relation entre le minéral et le vivant… Au-delà des dimensions naturalistes, cette randonnée permettra d’aborder la question des relations des humains à l’environnement (extractions de granulats, eau potable…). Cette sortie sera conçue pour être aussi ludique que possible, bien loin d’un cours magistral. Elle sera une adaptation de la conférence théâtralisée que nous avons présentée sur ce thème en différents lieux.

Jean-Louis Michelot est géographe et naturaliste. Il a consacré sa vie professionnelle à la préservation du patrimoine naturel. Depuis une quinzaine d’années, il cherche à développer et faire partager une approche sensible du rapport à l’environnement, combinant connaissance, rapport direct à la nature et expression artistique (écriture, conception de spectacles en nature ou en salle…). Il est président de l’association l’Atelier des Confins.

Photographie : © Alain Roux